Les propositions de Karim Bouamrane

Karim Bouamrane · PS (candidat hors primaire) · Famille

Protection des enfants contre les violences, « grande cause nationale »

Sous conditions

Possible, mais un point clé manque : coût, financement ou droit.

Le label « grande cause nationale » coûte presque rien et se décide sans loi, mais pour les 160 000 enfants victimes cités, le manifeste ne chiffre ni moyens ni budget.

La proposition

Faire de la protection des enfants contre les violences physiques, morales et sexuelles la « grande cause nationale », liée à celle des femmes victimes de violences conjugales ou sexuelles. Le manifeste cite plus de 160 000 enfants victimes, mais ne détaille ni moyens ni budget.

Annoncée

Manifeste de campagne (version 2, non daté), partie III « Notre priorité : l'ère de la protection des enfants et des femmes », publié sur le site karimbouamrane2027.org (consulté le 27/10/2026)

Ce que ça change pour vous

Concernés : les enfants victimes de violences. La CIIVISE (novembre 2023) compte 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année ; dans 81 % des cas, l'agresseur est un membre de la famille.

Le manifeste applique ce chiffre à toutes les violences (physiques, morales et sexuelles) ; la CIIVISE le donne pour les seules violences sexuelles.

Fin 2023, 396 900 mesures d'aide sociale à l'enfance étaient en cours, pour 384 900 jeunes (DREES, juin 2025).

Pour un ménage, rien ne change en euros : le manifeste n'annonce ni aide, ni service, ni impôt nouveau.

Combien ça coûte

Ni le candidat ni un organisme public ou indépendant n'a chiffré cette mesure.

Le label « grande cause nationale » coûte presque rien à l'État : il ouvre droit à des messages diffusés gratuitement sur les radios et télévisions publiques, douze selon la circulaire de 2003.

Le coût réel dépend des moyens ajoutés, qui ne sont pas décrits. Repère : les départements ont consacré 11,0 milliards à la protection de l'enfance en 2023, en dépenses brutes (DREES, juin 2025).

CIIVISE (2023) : les violences sexuelles faites aux enfants coûtent au moins 9,7 milliards par an à la société, dont 6,7 milliards de conséquences sur la santé.

Repères par an (ce n'est pas le coût de la mesure)
Protection de l'enfance, départements (DREES, 2023)
11 Md€
Coût des violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE, 2023)
9,7 Md€
dont conséquences sur la santé (CIIVISE)
6,7 Md€

Est-ce possible

Le label « grande cause nationale » est accordé chaque année par le Premier ministre à une campagne d'organismes à but non lucratif, sans loi (circulaire du 21 juillet 2003).

En faire la priorité du quinquennat est un choix politique : aucun texte n'est nécessaire.

Des mesures concrètes passeraient par une loi ordinaire ou un décret. L'aide sociale à l'enfance est gérée par les départements : une compétence nouvelle qui augmente leurs dépenses doit être accompagnée de ressources fixées par la loi (article 72-2 de la Constitution).

Aucun obstacle relevé dans le droit européen ou la Convention européenne des droits de l'homme.

Ce que permet le droit
  • Label « grande cause nationale »Décision annuelle du Premier ministre (circulaire de 2003)Oui
  • Priorité politique du quinquennatAucun texte nécessaireOui
  • Nouvelles compétences pour les départementsLoi ordinaire, avec ressources fixées par la loi (article 72-2)Sous conditions
  • Droit européen et CEDHAucun obstacle relevéOui

Qui paie

Le manifeste n'annonce ni montant ni financement pour cette priorité.

Le label seul coûte presque rien ; ce sont les moyens éventuels (soins, justice, aide sociale à l'enfance), non décrits, qui restent sans financement.

Sans chiffrage, on ne peut pas dire si le coût dépasse le seuil de 1 milliard par an retenu par la méthode.

Le financement annoncé
Annoncé0 Md€
Ni montant ni financement publiés
Dont détaillé0 Md€

Une piste qui tient mieux

Garder la priorité en lui donnant un contenu chiffré : soutenir chaque année une campagne d'organismes à but non lucratif pour le label « grande cause nationale », qui ne coûte presque rien à l'État.

Et financer en entier le parcours de soins préconisé par la CIIVISE (2023) : 20 à 33 séances sur un an pour chaque enfant victime.

Estimation au plus large : 160 000 enfants × 20 à 33 séances × 50 € (prix d'une séance Mon soutien psy, qui n'en rembourse aujourd'hui que 12 par an) = 160 à 264 millions par an, si tous les enfants victimes étaient soignés.

La vidéo

Vidéo bientôt en ligne.

Sources

  1. Karim Bouamrane 2027 — Le manifeste, partie III « Notre priorité : l'ère de la protection des enfants et des femmes » (non daté, consulté le 27/10/2026)
  2. quiproposequoi2027.fr — Karim Bouamrane : sécurité et justice, « annoncé, sans chiffrage publié » (mis à jour le 27/10/2026)
  3. Légifrance — Circulaire du 21 juillet 2003 relative aux campagnes d'intérêt général et à la grande cause nationale (JORF du 1er août 2003)
  4. CIIVISE — Violences sexuelles faites aux enfants : « On vous croit », synthèse du rapport (novembre 2023)
  5. DREES — L'aide sociale à l'enfance, édition 2025, Les Dossiers de la DREES n° 131 (juin 2025)
  6. Assurance maladie (ameli.fr) — Mon soutien psy : remboursement des séances de psychologue (16/09/2026)
  7. Conseil constitutionnel — Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 (article 72-2)

Mise à jour : 28 octobre 2026

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