Les propositions de Juan Branco

Juan Branco · Les Ruches · Europe

Référendums sur l'appartenance à l'Union européenne et à l'euro

Sous conditions

Possible, mais un point clé manque : coût, financement ou droit.

Le vote coûte 100 à 200 millions, mais la sortie n'est pas chiffrée par le candidat (euro : 1 600 € de moins par ménage et par an selon Montaigne, 2017) et exige de réviser la Constitution.

La proposition

Organiser un référendum (article 11 de la Constitution) sur la sortie de l'Union européenne, de l'euro, du Conseil de l'Europe et/ou de l'espace Schengen. En cas de sortie de l'UE et de l'euro, des « politiques de transition » doivent éviter « tout choc économique, normatif et social ». En annonçant sa candidature, Juan Branco a déclaré qu'il faut « se préparer à la sortie de l'Union européenne ».

Annoncée

19 décembre 2025 · Déclaration de candidature sur Sud Radio (« se préparer à la sortie de l'Union européenne »), puis programme « La Voie » (version 9 de mai 2026 selon MonVote2027) : priorité « Référendums sur l'appartenance à l'Union européenne et à l'euro », chapitres « Souveraineté » et « L'Europe (transition) »

Ce que ça change pour vous

Tout le monde est concerné : monnaie, prix, voyages, échanges des entreprises avec le reste de l'Europe.

Sortie de l'euro, Institut Montaigne (2017) : nouveau franc en baisse d'environ 15 %, prix en hausse de 3 à 4 %, soit environ 1 600 € de pouvoir d'achat en moins par ménage et par an.

Terra Nova (2017) : 1 500 à 1 800 € de moins par ménage et par an.

Ces chiffrages datent de 2017 et portent sur l'euro seulement. Si le « non » l'emporte, rien ne change.

Pouvoir d'achat perdu par ménage et par an si la France quitte l'euro (chiffrages 2017)
Terra Nova (bas)
1 500 €
Institut Montaigne
1 600 €
Terra Nova (haut)
1 800 €

Combien ça coûte

Le référendum lui-même : 100 à 200 millions d'euros (ministre de l'Intérieur, mai 2025).

Sortie de l'UE : la France ne verserait plus sa contribution (30,9 milliards prévus en 2027), mais perdrait les aides reçues, surtout agricoles ; le solde net, hors plan de relance européen, est d'environ 9,5 milliards (dernière année connue, annexe au budget 2027).

Sortie de l'euro : le gouverneur de la Banque de France (2017) : la dette coûterait 30 milliards de plus par an ; Institut Montaigne (2017) : activité réduite de 4 à 13 % à terme.

Le candidat ne publie aucun chiffrage de la sortie.

Ce que la sortie changerait chaque année pour les finances publiques
Contribution nette à l'UE économisée (hors plan de relance)
9,5 Md€
Dette plus chère si sortie de l'euro (gouverneur de la Banque de France, 2017)
30 Md€
Organisation du référendum (au plus)
0,2 Md€

Est-ce possible

Quitter l'UE : le droit européen le permet (article 50 du traité sur l'UE), après notification et jusqu'à deux ans de négociation, prolongeables à l'unanimité.

Quitter l'euro seul en restant dans l'UE : non, les traités ne le prévoient pas ; il faut quitter l'UE (Sénat, 2010). Schengen fait aussi partie du droit de l'UE.

La Constitution dit que « la République participe à l'Union européenne » (article 88-1) : il faut la réviser. La voie prévue est l'article 89 (vote des deux assemblées, puis référendum ou 3/5 du Congrès) ; passer par l'article 11 reste contesté depuis 1962.

Conseil de l'Europe, dont dépend la Cour européenne des droits de l'homme : son Statut prévoit le retrait d'un membre.

Ce que permettent les textes
  • Quitter l'Union européenneArticle 50 : jusqu'à deux ans de négociationOui
  • Quitter l'euro en restant dans l'UEAucune sortie prévue par les traitésNon
  • Quitter Schengen en restant dans l'UESchengen fait partie du droit de l'UENon
  • Quitter le Conseil de l'EuropeRetrait prévu par son StatutOui
  • Constitution (article 88-1)Révision par l'article 89 ; l'article 11 est contestéSous conditions

Qui paie

Le programme ne chiffre ni la sortie, ni les « politiques de transition » prévues pour éviter un choc économique.

Aucun financement n'est écrit pour ces politiques de transition.

Le coût d'organisation du référendum, 100 à 200 millions, reste faible à l'échelle du budget de l'État.

Le financement annoncé pour la transition
Annoncé0 Md€
Ni chiffrage ni financement publiés
Dont détaillé0 Md€

Une piste qui tient mieux

Garder l'objectif, laisser les Français trancher sur l'UE et l'euro, par une voie solide : une révision de la Constitution par l'article 89, qui modifie le titre consacré à l'UE ; elle suppose l'accord des deux assemblées avant le référendum.

Poser une seule question, UE et euro ensemble, puisque l'euro ne peut pas être quitté seul.

Publier avant le vote un chiffrage de la transition (monnaie, dette, aides agricoles). Coût du scrutin : 100 à 200 millions (ministre de l'Intérieur, 2025).

La vidéo

Vidéo bientôt en ligne.

Sources

  1. Les Ruches — La Voie, programme intégral (version 9 de mai 2026 selon MonVote2027)
  2. Sud Radio — L'avocat Juan Branco, candidat à la présidentielle (19/12/2025)
  3. Institut Montaigne — Chiffrage de la sortie de l'euro (26/04/2017)
  4. Public Sénat — La sortie de l'euro, un pari économique périlleux (Banque de France, Terra Nova) (17/03/2017)
  5. Banque des Territoires — Budget 2027 : la facture européenne continue de gonfler (15/10/2026)
  6. Acteurs publics — Organisation d'un référendum : un coût de 100 à 200 millions d'euros (12/05/2025)
  7. Sénat — Actualités européennes n° 2 : sortie de la zone euro et article 50 (09/06/2010)
  8. Conseil constitutionnel — Constitution du 4 octobre 1958 (articles 11, 88-1 et 89)

Mise à jour : 28 octobre 2026

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