Raphaël Glucksmann · Place publique · Immigration
Une convention citoyenne sur l'immigration
Chiffrée, finançable et possible en droit.
Environ 5 millions d'euros une seule fois, sur le modèle de la convention climat, et possible sans changer la Constitution ; le Parlement reste libre de voter ou non les propositions.
La proposition
Réunir une convention de citoyens tirés au sort, représentatifs de la société, et leur présenter des données démographiques, économiques et de sécurité pour qu'ils élaborent des propositions sur l'immigration. Leurs propositions deviendraient des textes de loi soumis au débat et au vote du Parlement.
Annoncée
26 mai 2026 · Livre « Nous avons encore envie » (Allary), extraits parus le 26 mai 2026 ; proposition rappelée par Public Sénat le 24 août 2026, au lendemain de sa déclaration de candidature sur TF1
Ce que ça change pour vous
Directement concernés : environ 150 à 185 citoyens tirés au sort, comme pour le climat (150) et la fin de vie (184).
Pour chacun d'eux, sur la base de 2019-2020 : 86,04 € par jour, soit 1 462 € pour l'ensemble des sessions, plus le transport, l'hôtel et les repas payés.
Pour les autres ménages, rien de direct : l'effet dépendra des lois votées ensuite, inconnues à ce stade.
Indemnité pour l'ensemble des sessions
1 462 € de plus
Combien ça coûte
Le candidat n'a publié aucun chiffrage.
Repère : la convention sur le climat (2019-2020) a reçu un budget de 5,4 millions d'euros (5 389 126 €), selon son site officiel.
Estimation : une convention du même format coûterait de l'ordre de 5 millions d'euros, une seule fois, loin du seuil de 1 milliard par an.
Est-ce possible
Organiser la convention : oui, sans nouvelle loi. Depuis 2021, le CESE peut réunir des citoyens tirés au sort, y compris à la demande du Premier ministre en complément d'une demande d'avis (Conseil constitutionnel, décision 2020-812 DC).
En faire des lois : oui. Le Gouvernement peut déposer un projet de loi (article 39) et l'inscrire à l'ordre du jour (article 48 de la Constitution).
Le vote n'est pas garanti : le Parlement reste libre de modifier ou de rejeter, et une loi ne peut pas l'obliger à débattre (Conseil constitutionnel, 25 janvier 2024).
Le contenu des futures lois devra respecter la Constitution, le droit de l'Union européenne et la Convention européenne des droits de l'homme.
- Réunir la conventionLe CESE peut le faire, y compris à la demande du Premier ministreOui
- Transformer ses propositions en projet de loiArticles 39 et 48 de la ConstitutionOui
- Garantir un vote du ParlementLe Parlement reste libre d'amender ou de rejeterSous conditions
- Contenu des futures loisConstitution, droit de l'UE et CEDH s'appliquentSous conditions
Qui paie
Le candidat n'a pas annoncé de financement.
Pour le climat, le budget de 5,4 millions avait été attribué au CESE, qui organisait la convention : une dépense de cette taille tient dans le budget de l'État.
Les mesures issues de la convention auraient leur propre coût, inconnu à ce stade.
La vidéo
Vidéo bientôt en ligne.
Sources
- LCP — Présidentielle : Raphaël Glucksmann dévoile les premières lignes de son possible programme (26/05/2026)
- Public Sénat — Fiscalité, école, immigration : ce que propose Raphaël Glucksmann (24/08/2026)
- Convention citoyenne pour le climat (CESE) — Le budget
- Wikipédia — Convention citoyenne pour le climat (150 citoyens, 2019-2020)
- Wikipédia — Convention citoyenne sur la fin de vie (184 citoyens, 2022-2023)
- Conseil constitutionnel — Décision n° 2020-812 DC du 14 janvier 2021 (loi organique relative au CESE)
- Conseil constitutionnel — Décision n° 2023-863 DC du 25 janvier 2024 (loi immigration)
- Conseil constitutionnel — Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 (articles 39 et 48)
Mise à jour : 27 octobre 2026