Francis Lalanne · France Libre · Sécurité
Refonte de la justice, caméras en audience et sur les policiers
Possible, mais un point clé manque : coût, financement ou droit.
Aucun coût ni financement publiés : les caméras sont possibles par une loi, avec des garanties pour la vie privée, mais les renforts d'effectifs et la refonte de la justice restent sans chiffre.
La proposition
Refondre la justice « sur le principe de l'indépendance et de la séparation des pouvoirs ». Installer des caméras dont les enregistrements seraient consultables par huissier dans toutes les salles d'audience, les bureaux de déposition et sur les policiers en intervention. Augmenter les effectifs contre la pédocriminalité et les trafics, sans chiffre annoncé.
Annoncée
22 août 2026 · Meeting de lancement au théâtre Galabru (Paris, 18e), point 7 « Sécurité ! » du programme publié sur le site de campagne ; le communiqué de candidature du 19 août annonçait une réforme de la justice
Ce que ça change pour vous
Sont concernés : toute personne jugée en audience, qui dépose plainte ou qui est contrôlée par la police, et les policiers eux-mêmes.
Aujourd'hui, filmer une audience est interdit (loi de 1881), sauf autorisation pour un motif d'intérêt public, avec l'accord écrit des parties si l'audience n'est pas publique et l'accord écrit de chaque personne pour diffuser son image (loi du 22 décembre 2021).
Les policiers ont déjà des caméras : le ministère de l'Intérieur annonçait en 2020 l'équipement de toutes les patrouilles pour juin 2021. Mais elles ne filment pas en continu.
Pour un ménage, pas d'effet direct sur le budget : le changement attendu est une preuve vidéo disponible en cas de litige.
Combien ça coûte
Aucun chiffrage public, ni du candidat, ni d'un organisme indépendant.
Caméras sur les policiers : environ 455 € par appareil, accessoires compris (ministère de l'Intérieur, 2020). Estimation : 10 000 caméras × 455 € = environ 4,6 millions d'euros d'achat, hors stockage des images. Le marché de 2018 portait sur 10 400 caméras, soit environ 4,7 millions.
Salles d'audience, bureaux de plainte et renforts contre la pédocriminalité et les trafics : ni nombre ni montant annoncés, coût impossible à estimer.
Est-ce possible
Caméras en audience : une loi ordinaire peut modifier l'interdiction de 1881. Mais le Conseil constitutionnel (2019) la justifie par la sérénité des débats, la vie privée et la présomption d'innocence : l'accès aux images devra être strictement encadré.
Caméras sur les policiers : déjà permises par la loi. Le Conseil constitutionnel (2021) les a validées notamment parce que l'enregistrement n'est pas permanent ; filmer en continu demanderait de nouvelles garanties pour la vie privée.
Effectifs : le budget voté chaque année suffit.
Refonte de la justice : contenu non précisé. Donner au Conseil supérieur de la magistrature un pouvoir de décision sur la nomination des procureurs, aujourd'hui un simple avis, demande une révision de la Constitution (article 65).
- Caméras en audienceLoi possible, accès aux images à encadrer (CC 2019)Sous conditions
- Caméras sur les policiersDéjà autorisées ; filmer en continu demande des garanties (CC 2021)Sous conditions
- Renforts d'effectifsBudget voté chaque annéeOui
- Refonte de la justiceRévision de la Constitution si elle touche le CSM ou le parquetSous conditions
Qui paie
Aucun financement annoncé : le programme ne donne ni coût ni recette pour ce volet.
Le nombre de postes supplémentaires contre la pédocriminalité et les trafics n'est pas précisé, donc leur coût ne peut pas être payé par une recette identifiée.
Une piste qui tient mieux
Garder l'objectif de transparence en partant de l'existant : rendre obligatoire l'enregistrement par les caméras déjà en service lors des interpellations et de l'usage de la force, avec un accès tracé pour la personne filmée et son avocat.
Pour les audiences : un enregistrement archivé, consultable par les parties et le juge en cas de contestation, sans diffusion, pour tenir compte des motifs retenus par le Conseil constitutionnel en 2019.
Coût : faible pour les policiers, déjà équipés (environ 455 € par caméra à renouveler, Intérieur 2020) ; les renforts d'effectifs restent à chiffrer en nombre de postes.
La vidéo
Vidéo bientôt en ligne.
Sources
- Site de campagne Dieudonné / Lalanne — Programme, point 7 « Sécurité ! »
- Site de campagne Dieudonné / Lalanne — Meeting du 22 août : ce qu'il faut retenir (fin août 2026)
- Demotivateur — Francis Lalanne candidat à la présidentielle 2027, meeting le samedi 22 août au théâtre Galabru (19/08/2026)
- Assemblée nationale — Question écrite n° 31278, réponse du ministère de l'Intérieur sur le coût des caméras-piétons (15/09/2020)
- Conseil constitutionnel — Décision n° 2019-817 QPC sur l'interdiction d'enregistrer les audiences (06/12/2019)
- Conseil constitutionnel — Décision n° 2021-817 DC, loi pour une sécurité globale (20/05/2021)
- Landot avocats — Enregistrement audio ou vidéo des audiences : la loi de 2021 et le décret du 31 mars 2022 (01/04/2022)
- Conseil constitutionnel — Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 (articles 64 et 65)
Mise à jour : 28 octobre 2026