Antoine Mikolajczak · Équinoxe · Institutions
Le jugement majoritaire pour toutes les élections qui s'y prêtent
Possible, mais un point clé manque : coût, financement ou droit.
Coût faible (233,9 millions budgétés pour toute la présidentielle de 2022), une loi suffit pour les législatives, mais la présidentielle exige une révision de la Constitution.
La proposition
Remplacer le scrutin actuel par le jugement majoritaire « pour toutes les élections qui s'y prêtent » : chaque électeur donne une mention à chaque candidat (« à rejeter », « insuffisant », « passable », « bien », « excellent ») et le candidat qui a la meilleure mention médiane gagne. L'article vise d'abord l'élection présidentielle. La liste des élections concernées et la voie juridique ne sont pas précisées.
Annoncée
25 septembre 2026 · Article de campagne « En finir avec le vote utile : le jugement majoritaire », publié le 25 septembre 2026 sur le site d'Équinoxe, le parti dont Antoine Mikolajczak est le candidat. L'article ne cite ni le candidat ni l'élection de 2027. La mesure figurait déjà dans le programme législatif du parti en 2024.
Ce que ça change pour vous
Tous les électeurs sont concernés : 48,7 millions d'inscrits pour la présidentielle de 2022 (Insee).
Au lieu de choisir un seul nom, chacun donne une mention à chaque candidat : avec 12 candidats, comme en 2022, cela fait 12 avis par bulletin.
Le dépouillement change aussi : il faut relever une mention par candidat sur chaque bulletin, au lieu d'un seul nom.
Aucun effet direct sur le revenu, les impôts ou les prestations des ménages.
Candidats sur lesquels vous donnez un avis
11 avis de plus
Combien ça coûte
Ni le candidat ni un organisme public n'ont chiffré ce changement de mode de scrutin.
Repère : l'organisation de la présidentielle de 2022 était budgétée à 233,9 millions, et celle des législatives à 178,7 millions (Assemblée nationale, octobre 2021).
Estimation : 412,6 millions tous les cinq ans, soit environ 82 millions par an. Le changement ne modifierait qu'une partie de ce budget, bien moins de 1 milliard par an.
Le ministère de l'Intérieur le rappelle : le coût d'une élection dépend surtout du nombre d'électeurs et du nombre de candidats (Assemblée nationale, octobre 2021).
Est-ce possible
Présidentielle : l'article 7 de la Constitution impose la majorité absolue des voix et un second tour entre les deux premiers. Il faut donc réviser la Constitution.
Cette révision passe par l'article 89 : vote des deux assemblées, puis 3/5 du Congrès ou référendum.
Législatives : une loi ordinaire suffit. La Constitution confie le régime électoral à la loi (article 34), et le scrutin des députés est fixé par l'article L123 du Code électoral.
Dans tous les cas, le vote doit rester « universel, égal et secret » (article 3 de la Constitution).
- PrésidentielleRévision de l'article 7 de la ConstitutionSous conditions
- LégislativesLoi ordinaire (article L123 du Code électoral)Oui
- Vote universel, égal et secretChaque électeur note les mêmes candidatsOui
Qui paie
Aucun financement n'est annoncé, et la mesure n'est pas chiffrée.
Le coût attendu reste faible, puisqu'il porte sur l'organisation des élections, déjà financée par le budget de l'État.
Équinoxe annonce la publication de son programme détaillé le 2 novembre 2026.
Une piste qui tient mieux
Garder l'objectif, en finir avec le vote utile, en commençant par ce qu'une loi permet : le jugement majoritaire pour les législatives, en modifiant l'article L123 du Code électoral.
Pour la présidentielle, inscrire la réforme dans un projet de révision de l'article 7 de la Constitution, par l'article 89 (3/5 du Congrès ou référendum).
Le coût reste dans le budget d'organisation des élections : 178,7 millions pour les législatives de 2022 et 233,9 millions pour la présidentielle (Assemblée nationale, octobre 2021).
La vidéo
Vidéo bientôt en ligne.
Sources
- Équinoxe — En finir avec le vote utile : le jugement majoritaire (25/09/2026)
- Équinoxe — Présidentielle 2027 (candidat Antoine Mikolajczak, programme détaillé annoncé le 2 novembre)
- Équinoxe — Programme législatives 2024 : Démocratie (2024)
- Conseil constitutionnel — Constitution du 4 octobre 1958 (articles 3, 7, 34 et 89)
- Légifrance — Code électoral, article L123 (loi du 11 juillet 1986)
- Assemblée nationale — Avis n° 4525 sur le projet de loi de finances pour 2022, Administration générale et territoriale de l'État (07/10/2021)
- Insee Focus n° 264 — 48,7 millions d'électeurs inscrits pour l'élection présidentielle 2022 (24/03/2022)
- Conseil constitutionnel — Décision n° 2022-187 PDR, liste des candidats à l'élection présidentielle (07/03/2022)
Mise à jour : 28 octobre 2026