Manolo Mlekuz · Trajectoire · Institutions
Président « en retrait », qui quitte l'Élysée à la fin du processus constituant
Chiffrée, finançable et possible en droit.
Un président en poste environ 20 mois au lieu de 5 ans : dissoudre, nommer le Premier ministre et démissionner sont des pouvoirs du président, et le coût se limite à des élections anticipées ponctuelles.
La proposition
S'il est élu, dissoudre l'Assemblée nationale, puis nommer Premier ministre le président ou la présidente du parti ou de la coalition arrivé en tête aux législatives. Le président reste « en retrait », comme en cohabitation, chargé de garantir l'intégrité de l'assemblée constituante. Il quitte la présidence de la République une fois le processus constituant terminé, que la nouvelle Constitution soit adoptée ou rejetée.
Annoncée
Programme de campagne publié sur trajectoire2027.fr (page non datée), partie sur la période de transition. Candidature de Manolo Mlekuz (Trajectoire) recensée par Public Sénat le 14/10/2026.
Ce que ça change pour vous
Pour les électeurs : des législatives anticipées en juin ou juillet 2027, le même jour que le référendum sur le lancement d'une nouvelle Constitution.
Le gouvernement serait dirigé par le chef du parti ou de la coalition arrivé en tête, comme en cohabitation : c'est son gouvernement qui « détermine et conduit la politique de la nation » (article 20).
Le président élu au printemps 2027 resterait environ 20 mois (« deux ans » selon le candidat) si le calendrier est tenu (VIe République le 1er janvier 2029), au lieu de 5 ans. Il part que la nouvelle Constitution soit adoptée ou rejetée.
Aucun effet direct sur l'impôt, le salaire ou les prestations d'un ménage.
Durée du mandat présidentiel
40 mois de moins
Combien ça coûte
Pas de dépense nouvelle durable : la mesure déclenche des élections anticipées, une dépense ponctuelle.
Législatives : l'Assemblée élue en 2024 siège normalement jusqu'en 2029 ; un scrutin aurait lieu dès 2027, avant les élections prévues en 2029 selon les nouvelles règles.
Présidentielle : si la Constitution actuelle est encore en vigueur au départ du président, l'élection a lieu 20 à 35 jours après (article 7), au lieu de 2032.
Aucun chiffrage du candidat ni d'organisme public trouvé. Estimation : aucun coût annuel ; le montant de ces scrutins ponctuels n'a pas pu être vérifié.
Est-ce possible
Dissolution : oui. C'est un pouvoir propre du président (article 12), interdit seulement dans l'année qui suit les élections nées d'une dissolution ; les dernières datent de l'été 2024.
Choix du Premier ministre : oui. Le président le nomme librement (article 8), sans signature d'un ministre (article 19).
« Retrait » : un engagement politique seulement. Le président garde ses pouvoirs (chef des armées, traités, référendum de l'article 11) ; les lui retirer demanderait de réviser la Constitution.
Départ : la démission est libre ; sous la Constitution actuelle, le président du Sénat assure l'intérim jusqu'à l'élection (article 7). Ni loi ni décret ne sont nécessaires.
- Dissoudre l'AssembléeArticle 12, possible plus d'un an après les élections de 2024Oui
- Nommer le chef du parti arrivé en têteArticle 8, libre choix du présidentOui
- Rester « en retrait »Engagement politique : les pouvoirs du président restent entiersSous conditions
- Quitter l'ÉlyséeDémission libre, intérim et élection en 20 à 35 jours (article 7)Oui
Qui paie
Le candidat n'annonce pas de financement pour cette mesure, qui ne crée pas de dépense durable.
Les élections anticipées sont payées par le budget de l'État, comme tout scrutin.
Le budget de l'assemblée constituante (« plusieurs millions d'euros », selon le livre blanc joint au programme) relève d'une autre mesure.
La vidéo
Vidéo bientôt en ligne.
Sources
- Trajectoire — Programme : période de transition et calendrier (page non datée)
- Trajectoire — L'équipe : Manolo Mlekuz, candidat à l'élection présidentielle
- Public Sénat — Présidentielle 2027 : qui sont les candidats déclarés (ou presque) (14/10/2026)
- Conseil constitutionnel — Constitution du 4 octobre 1958 (articles 7, 8, 11, 12, 19, 20, 89)
- Wikipédia — Dissolution de l'Assemblée nationale (dernière dissolution le 9 juin 2024)
- Démocratie Ouverte — Livre blanc « Nouvelle démocratie », programme détaillé de Trajectoire (PDF, version non définitive)
Mise à jour : 28 octobre 2026