Gilles Platret · Divers droite · Défense
Renvoyer l'ambassadeur d'Iran, puis rompre les relations diplomatiques
Chiffrée, finançable et possible en droit.
Possible sans loi et presque sans coût pour le budget (Convention de Vienne, art. 9 et 45) ; l'enjeu est ailleurs : les Français en Iran et 255 millions d'euros d'exportations.
La proposition
Renvoyer l'ambassadeur d'Iran en France (meeting du 8 octobre 2026 : « avoir le courage de renvoyer l'ambassadeur de la république islamiste d'Iran »). Dans un texte publié le 19 octobre 2026, il va plus loin : rompre les relations diplomatiques avec l'Iran et expulser tout de suite le personnel de l'ambassade d'Iran à Paris.
Annoncée
8 octobre 2026 · Meeting de lancement de campagne à Chalon-sur-Saône (salons du Colisée), appelé par ses soutiens « l'Appel du 8 octobre » ; demande élargie dans un texte signé du candidat publié le 19/10/2026, après les violences commencées le 17 octobre
Ce que ça change pour vous
Pour la plupart des Français, rien ne change au quotidien : aucun impôt ni aucune aide n'est en jeu.
Français en Iran : ils perdraient leur ambassade. Le Quai d'Orsay (septembre 2026) déconseille déjà formellement d'y aller et juge très limitée sa capacité à protéger les Français détenus.
Iraniens et Franco-Iraniens de France : plus d'ambassade à Paris pour leurs démarches ; leurs intérêts pourraient être confiés à un pays tiers, comme le prévoit la Convention de Vienne.
Entreprises : la France a vendu pour 255 millions d'euros à l'Iran en 2024 (DG Trésor). Une rupture n'interdit pas ce commerce, mais le prive de l'appui de l'ambassade.
Combien ça coûte
Aucun chiffrage public, ni du candidat ni d'un organisme.
Estimation : le coût direct pour le budget est proche de zéro. Il s'agit de fermer des ambassades, pas de créer une dépense.
Ce qui est exposé : 255 millions d'euros d'exportations et 47 millions d'importations en 2024 (DG Trésor), l'Iran étant le 104e partenaire commercial de la France.
Est-ce possible
Oui, une décision de l'exécutif suffit : ni loi, ni révision de la Constitution. Le Président accrédite les ambassadeurs (article 14) et le Gouvernement conduit la politique de la nation (article 20).
Renvoyer l'ambassadeur ou tout autre membre de l'ambassade : la Convention de Vienne de 1961 (article 9) le permet « à tout moment » et sans avoir à motiver la décision.
Rompre les relations : Paris l'a déjà fait avec Téhéran le 17 juillet 1987. Chaque pays doit alors protéger les locaux de l'autre et peut confier ses intérêts à un pays tiers (article 45).
- Renvoyer l'ambassadeurArticle 9 : à tout moment, sans motifOui
- Expulser tout le personnel de l'ambassadeArticle 9 : vaut pour tout membre de la missionOui
- Rompre les relations diplomatiquesDécision de l'exécutif, sans loi ; déjà fait en 1987Oui
- Protéger les Français restés en IranVia un pays tiers accepté par l'Iran (article 45)Sous conditions
Qui paie
Pas de dépense à financer : la mesure ne coûte presque rien au budget.
Le candidat n'a publié aucune évaluation des effets indirects (protection des Français sur place, commerce, mesures de rétorsion de l'Iran).
La vidéo
Vidéo bientôt en ligne.
Sources
- info-chalon — Abrogation des 35h, rétablissement des frontières nationales… Gilles Platret s'élance dans la présidentielle 2027 (09/10/2026)
- info-chalon — « Les Français doivent savoir ce qui s'est réellement passé le 17 octobre… », texte de Gilles Platret (19/10/2026)
- Nations unies — Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (1961), articles 9 et 45
- Conseil constitutionnel — Constitution du 4 octobre 1958, articles 14 et 20
- Universalis — 2-30 juillet 1987 : rupture des relations diplomatiques entre Paris et Téhéran
- DG Trésor — Iran : relations bilatérales et accès au marché (mai 2025)
- Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageurs : Iran (mis à jour le 10/09/2026)
- Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères — Convocation de l'ambassadeur de la République islamique d'Iran (07/10/2026)
Mise à jour : 28 octobre 2026